Comment sortir d’un Burn Out grâce à l’Hypnose et l’EFT à Bussy Saint-Georges
Depuis quelques décennies, le burn-out est devenu un problème de société. Est-ce du fait de l’évolution des pratiques du management, ou bien parce que la sensibilité sociétale en permet aujourd’hui une meilleure détection que par le passé ? Difficile de répondre, en revanche, voici quelques clés pour comprendre comment il apparaît.

Une pluralité de facteurs organisationnels et environnementaux
Dans la sphère professionnelle, plusieurs grandes catégories de risques ont été identifiées par la recherche (Collège d’expertise sur le suivi des risques psychosociaux au travail, 2011).
Parmi ces derniers :
– l’intensité et le temps de travail : surcharge, rythmes imposés, objectifs irréalistes, interruptions fréquentes ;
– les exigences émotionnelles : contact avec la souffrance d’autrui, nécessité de maîtriser ses propres émotions, exposition à l’agressivité ;
– le manque d’autonomie : procédures rigides, impossibilité de participer aux décisions, sous-utilisation des compétences.
À cela s’ajoutent les rapports sociaux dégradés, le manque de reconnaissance, les conflits de valeurs entre ce qu’on voudrait faire et ce qu’on nous demande de faire, et bien sûr l’insécurité de la situation de travail, notamment lors de restructurations permanentes.
Mais le burn-out n’est pas réservé au travail, on le retrouve aussi dans la sphère personnelle et familiale, avec des mécanismes comparables : la charge mentale, les exigences émotionnelles, le manque de reconnaissance ou de liberté (difficile de démissionner de son rôle de parent ou de prendre des congés de son rôle d’aidant). L’isolement social vient aggraver le tout, et dans certains cas le poids des 2 sphères se cumule.
Pour les aidants familiaux, la situation est particulièrement difficile. En France, on estime à 11 millions le nombre de personnes qui soutiennent un proche en situation de dépendance. Elles consacrent en moyenne 6,5 heures par jour à leur proche, souvent en cumulant avec une activité professionnelle. Un quart d’entre elles présentent des signes de détresse psychologique.
Vulnérabilités individuelles : ce sont les « meilleurs » qui souffrent
Au-delà des facteurs environnementaux, certaines caractéristiques personnelles peuvent augmenter la vulnérabilité. Le perfectionnisme, la difficulté à déléguer ou à dire non, l’engagement émotionnel intense, les troubles du sommeil, la difficulté à demander de l’aide …
Ces traits seuls ne sont pas la cause du burn-out, mais ce dernier se produit ainsi chez certains des meilleurs éléments d’une entreprise ou d’une organisation : les plus perfectionnistes, les plus engagés émotionnellement, plus au service de la mission qu’ils sont supposés remplir. Comme l’observait déjà Freudenberger en 1974 : ceux qui tombent sont souvent ceux qui volent le plus haut.
Parmi les parents aussi, ce sont souvent les plus investis qui s’effondrent. Le burn-out parental, qui affecte 5% à 8% des parents, touche particulièrement ceux qui ont intégré l’idée d’une parentalité sacrificielle.
Le Burn Out : un problème largement répandu
Le syndrome d’épuisement professionnel a été formellement reconnu par l’Organisation mondiale de la santé en 2019. En France, environ 7% des actifs présentent un niveau d’épuisement élevé, et 34% un niveau modéré.
Il est important de noter que la première des responsabilités demeure organisationnelle. Adapter la charge de travail, clarifier les rôles, améliorer la participation aux décisions, développer le soutien managérial et la reconnaissance – voilà ce qui produit des effets durables.
De plus en plus d’entreprises, malheureusement, face aux problèmes de santé mentale de leurs employés, préfèrent proposer des cours de yoga ou de méditation plutôt que de questionner leurs pratiques managériales. Cette approche est non seulement insuffisante, mais aussi profondément toxique : elle déplace la responsabilité de l’organisation vers l’individu, comme si l’épuisement était une faiblesse personnelle plutôt que le symptôme d’un dysfonctionnement collectif.
Même dans la sphère familiale, la responsabilité demeure essentiellement collective et politique. Les pays nordiques, qui ont développé des systèmes étendus de soutien à la parentalité et aux aidants, présentent des taux de burn-out significativement plus faibles. En France, malgré quelques avancées récentes (voir en premier commentaire), les dispositifs restent très insuffisants.
Le Burn Out : un contexte sociétal anxiogène
Il n’est pas très étonnant que le burn-out se développe dans une société qui de surcroit, dans son ensemble, est de plus en plus anxieuse.
Nous vivons dans ce que le sociologue Ulrich Beck appelait la « société du risque« , caractérisée par une incertitude permanente. Les crises successives ont renforcé ce sentiment d’instabilité. Le philosophe Byung-Chul Han décrit comment nous sommes passés d’une « société disciplinaire » à une « société de performance » où l’injonction « tu peux » crée paradoxalement une pression encore plus forte que l’ancien « tu dois« .
Face à cette anxiété généralisée et aux macro-menaces incontrôlables – réchauffement climatique, instabilité économique, tensions géopolitiques – beaucoup compensent par un hyper contrôle de leur sphère d’action immédiate. Ne pouvant contrôler l’économie mondiale, on surinvestit le contrôle de sa performance professionnelle ou de l’éducation de ses enfants. Mécanisme compréhensible à court terme mais devient pathogène quand il s’installe durablement.
Eva Illouz et Edgar Cabanas décrivent comment l’injonction au bonheur et à l’épanouissement est devenue une nouvelle forme de contrôle social. Cette idéologie de la performance s’étend à tous les domaines et crée une fatigue existentielle. Le burn-out peut ainsi être lu comme le symptôme ultime de la société de performance : le moment où le corps et l’esprit refusent de continuer à jouer un jeu impossible.
Le Burn Out : utilité des approches complémentaires
Aucun outil de développement personnel ne peut compenser des conditions de travail délétères ou une absence de soutien institutionnel. La prévention primaire, qui vise à modifier l’organisation elle-même, demeure essentielle. Comme le souligne le psychologue du travail Yves Clot : on ne peut pas demander aux gens de s’adapter à un travail qui rend malade.
Toutefois, tout ce qui peut aider une personne à augmenter sa résilience et lui permettre de faire valoir ses droits ou d’organiser son changement professionnel dans les meilleures conditions mérite d’être saisi.
Lorsqu’on se trouve en situation d’épuisement professionnel, plusieurs voies sont possibles : faire valoir ses droits auprès de son employeur, entamer une procédure, ou organiser un changement d’emploi. Mais ces démarches demandent du temps, de l’énergie, de la clarté d’esprit – précisément ce qui manque quand on est épuisé. C’est là que des outils individuels comme l’auto-hypnose, ou un accompagnement, peuvent s’avérer utiles.
L’auto-hypnose comme l’accompagnement peuvent aider à mieux réguler ses affects, à retrouver temporairement un peu de distance face aux situations stressantes, à améliorer la qualité du sommeil… Des recherches montrent ainsi que les techniques de relaxation et de gestion du stress ont une efficacité comme soutien à la récupération. En permettant de restaurer un lien avec soi-même, de retrouver un sentiment d’agentivité, de reprendre un certain pouvoir sur sa propre trajectoire, ces pratiques ne règlent pas le problème à la source, mais elles peuvent permettre de tenir le temps nécessaire pour mettre en place les changements qui s’imposent.
Pour les aidants et les parents en situation de burn-out, la situation est encore différente.
Comme on ne peut pas démissionner de son rôle de parent ou d’aidant, il n’y a pas d’autres solutions, en attendant des changements sociétaux (pas forcément très probables au regard des enjeux budgétaires), que d’apprendre à mieux réguler ses affects et sa sphère de responsabilité, ainsi que de savoir demander de l’aide et du soutien.
C’est là que l’auto-hypnose peut jouer un rôle. Elle peut aider à travailler sur la culpabilité, sur le sentiment d’être constamment insuffisant, sur l’épuisement émotionnel. Elle peut aussi aider à mieux délimiter ce qui relève de sa responsabilité et ce qui n’en relève pas – distinction essentielle quand on est pris dans le tourbillon sans fin de l’aidance ou de la parentalité.
L’hypnose comme l’auto-hypnose peuvent enfin aider à modifier certaines représentations génératrices de culpabilité, à s’autoriser des moments de pause mentale, à retrouver un minimum de plaisir et d’équilibre au quotidien. Une façon différente de se représenter les choses est déjà un premier pas vers le changement. Non pour accepter l’inacceptable ou s’adapter à des situations pathogènes, mais pour retrouver suffisamment de capacités d’actualisation et d’autonomie, pour s’émanciper d’anciens schémas qui ne fonctionnent plus.
Au fond, le burn-out, qu’il soit professionnel, parental ou lié au rôle d’aidant, est un rappel à nos sociétés hyper-individualistes que nous avons besoin les uns des autres et que – ne serait-ce qu’à ce titre – il est temps de repenser notre rapport aux autres et de réapprendre à cultiver l’entraide.
Les outils comme l’auto-hypnose ont leur place pour nous aider à mieux traverser les tempêtes, mais ils ne dispensent en rien les organisations (et chacun de nous) de leur responsabilité fondamentale dans la prévention de ces situations d’épuisement.
(Crédit : texte librement inspiré de l’article rédigé par Jean Dupré pour Psychonaute (programme d’apprentissage de l’auto-hypnose développé par l’ A.R.C.H.E.))
Mon accompagnement pour sortir du Burn Out et se reconstruire avec l’Hypnose et l’EFT à mon cabinet à Bussy Saint-Georges
Ensemble, nous identifierons les mécanismes internes qui ne vous ont pas permis de dire « stop », de vous attribuer le droit de mettre votre activité sur PAUSE, de demander de l’aide ou simplement accepter celle que l’on vous a peut-être proposé. Ces mécanismes vous ont poussé au bout du bout de vos limites.
Le diagnostic d’un burn-out n’est pas un aveu de faiblesse, loin de là, c’est bien au contraire le résultat d’une grande force intérieure. Le dicton l’illustre bien : « tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse », personne ne met en doute la qualité de la corde, l’usure dûe à trop d’usage explique tout.
Ma pratique combinée et alternée de l’Hypnose et de l’EFT permet de neutraliser ces mécanismes qui s’imposaient à vous et qui étaient plus forts que vous. Libérer la confiance en soi, voire l’estime de soi, supprimer la culpabilité inutile et toxique de cette soi-disant « faiblesse » font partie également du chemin vers la reconstruction de soi.
Mon accompagnement se déroule sur quelques séances à mon cabinet de Bussy Saint-Georges ou en visio, en fonction des problématiques identifiées. Chaque séance s’inscrit dans un suivi régulier respectant votre rythme d’intégration des changements opérés.